|  Ayé
! Destination finale !La ville est plutôt sympa avec une baie magnifique,
des voiliers de partout et de grands espaces verts en plein milieu du
centre ville. Et à 10 minutes du centre, on est déjà
en pleine cambrousse.
Le temps est un temps de printemps comme nous les connaissons chez nous..
un peu plus doux peut-être. Nous cherchons en vain des vans pas
trop pourris mais c'est pas gagné !!! Nous prenons quand même
un peu de temps pour visiter l'autre rive ainsi que les magnifiques parc
en pleine ville.
Heureusement
qu'on s'est fait le trajet en plusieurs morceaux, sinon je sais pas trop
dans quel état on serait arrivés. Enfin bref, on débarque
à l'aéroport et de suite on se sent plutôt bien, les
choses sont bien conçues, les gens sont accueillants, et même
si on nous fait vider les housses pour inspecter jusqu'aux piquets de
nos tentes, ça passe quand même beaucoup mieux que les simples
regards hautains des agents de Los Angeles.
Auckland, enfin, nous voilà ! Bon, on
n'est pas les seuls mais les choses sont, en effet, super bien conçues
pour les étrangers. "Vous venez d'arriver ? ; on vient vous
chercher !" (ou presque).

Nous trouvons un hotel de "backpackers" en banlieue très
proche. Cuisine, salle à manger, salon TV, bibliothèque
... On se croirait dans "l'auberge espagnole" mais avec 50 colocataires.
Evidemment on a la chambre à côté de la machine à
laver qui bien sûr tourne toute la journée !
Dans
l'auberge, ça brasse énormément, il y a plein de
gens qui se croisent de partout et qui marmonnent dans des langages incompréhensibles,
des japs', des allemands qui parlent anglais avec un accent australien,
bref, à foutre... de toutes façons je fais l'associal, j'me
réserve pour les néozélandais...
Notre
petite pension, bien choisie (on a quand meme croisé les recommandations
de trois guides de tourisme), est située dans une grande maison
blanche toute fraiche repeinte, recyclée en une dixaine de chambres,
avec une grande cuisine et... des cabinets de toilette avec des douches
bien chaudes ; Alleluia ! (à Mooréa, chaleur étant
supposée, ce n'était pas le cas !).
Grande
retrouvailles avec mon pote neo-zealandais Matariki rencontré à
Val d'Isère. Lui et sa copine rhona sont adorbles et nous promène
le jour de notre arrivée. Après une nuit dans l'avion, dur
dur de rester éveillé !! Ils habitent un super petite maison
dans un quartier clame et prè de l'eau : je veux pareil !!! Mais
pour le moment la mission c'est le van ! et c'est pas gagné !
Une
nouvelle fois, on ne perd pas de temps, on est crevés mais nous
voilà déja embarqués dans la visite des coins qui
ont fait la réputation de la Nouvelle Zélande en France
: Piha Beach (la plage de "la Leçon de Piano"), le Mont
St Eden (clip de U2) en haut duquel la vue sur Auckland est magique.
Il faut dire que cette Skytower, nous ne l'avions vue qu'en photo ou au
cours d'un reportage télé, bien assis au fond du canapé.
Là, on y est, au bout de notre monde et pile poil sous la vraie
tour en béton et en couleur. Le jour, elle montre le centre de
la ville et la nuit, elle l'éclaire. C'est
tout un symbole ; en cela, elle est un peu comme notre tour Eiffel et
je me sens presque chez moi. Noonn, ce n'est pas que je veuille déjà
m'incruster mais la campagne sens la Bretagne et les maisons de we sont
si calmes, à un quart d'heure en bateau, à peine, du port
d'Auckland. C'est impressionnant de sentir les ambiances changer aussi
vite qu'on modifie notre cap.
La
mission c'est donc de trouver un van, et c'est pas évident, on
est arrivés un dimanche et toutes les occasions pour acheter une
caisse, parution des journaux, foires aux occases, etc... sont concentrées
sur la fin de semaine. On oublie vite le Ford Transit de nos rêves,
il y en a pas des masses, bien moins qu'en France, et ils ne sont pas
faciles à trouver, les handicapés en rafolent pour y installer
leur rampe d'accès.
L'autre option, le Toyota Hiace extra long, extra surélevé,
mais aussi extra difficile à trouver en occasion, après
avoir fait le tour des car-dealers de la région d'Auckland, ceux
de la Great North Road, leurs copains de la Great South Road, on lache
l'affaire et on cherche le Toyota Hiace de base, version longue, du coup
pour pas trop cher. On en trouve un qui fera bien l'affaire pour moins
de 15000F.
Mais
trève de tourismologie ; "elle est où la mer ? - Et
ben, tout autour !". C'est vrai qu'ici, les spots de kite ne font
pas figure rare... le vent nous titille les zoreilles et les cheveux depuis
deux jours, mais on reste sage ; il s'agit de trouver un van pour tailler
la route le plus rapidement possible. Heureusement, on prend le temps
d'aller fouiner dans les carfairs, dans les dépot-vente maison,
etc. C'est là que je découvre le petit van 4x4 Toyota dont
je rêve (et dont la marque est un gage de qualité en NZ)
qu'il me faudra aménager à la roots, bien sûr, mais
on récupère des adresses et à nous la coupe du bois
pour le lit, la vaisselle pas chère pour remplir les caissons de
stockage en plastique, la douchette solaire et les quelques points de
couture pour les rideaux. On sera bientôt prêt pour le grand
voyage et, bien sûr, on vous racontera tout !
 Globalement
on mange bien ici ...c'est un peu un mélange de ricains en mieux
avec un touche de british. Les néo-zealandais sont sympas comme
les ricains aussi mais sans le too much si exaspèrant !
Et puis ici ... on conduit à gauche!!! je suis la première
à m'entrainer avec la voiture de location à la journée.
Au debut c'est pas évident puis on s'y fait. Mais un peu de fatigue
peut nous faire faire vite des conneries avec les reflex à la française.

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